Carnet de plongee au mexique - Parc national espiritu Santo
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Carnet de plongée au Mexique dans le Parc National d’Espiritu Santo

Après mon fantastique voyage en Indonésie dans le Parc National de Komodo, direction la Basse Californie du Sud.

Mon aventure s’est déroulée en 2 parties : nous allons tout d’abord parler dans cette première partie de mes plongées à partir du port de La Paz vers les sites du Parc National.

Dans la seconde partie je vous raconterai les 2000 km de road trip parcourus sur les routes goudronnées et sur les pistes du désert à la recherche des missions jésuites et les plages de sable blanc qui baignent la mer de Cortez.

 

Tintoretta et Whale Islands - banc de barracudas

Vous l’aurez compris, étant donné le décalage horaire de 8 heures, je vous conseille de rester au moins 2 semaines sur place pour apprécier et découvrir les merveilles cachées sous l’eau et dans le désert.

La Basse Californie du Sud, côté mexicain, est connue pour ses eaux bleues de la mer de Cortez qui abritent l’hiver une population de baleines et leurs petits.

La Paz : camp de base du Parc National de l’Archipel d’Espiritu Santo

La Paz est la capitale de la Basse Californie, elle a été prospère autrefois lorsqu’elle vivait de la culture de la perle.
Aujourd’hui elle s’est tournée vers le tourisme et est devenue un spot mondialement connu pour les rencontres avec les otaries, les baleines, les requins marteaux et les requins baleines.

Le plus pratique est de loger à l’hôtel la Marina a 5 minutes à pied du centre de plongée Phocéa Mexico. Grâce à de puissants moteurs, le bateau du club de plongée nous amène sur les sites de plongée de du Parc national de l’Archipel d’Espiritu Santo, sanctuarisé depuis 2003 par le gouvernement mexicain.

La paz - hôtel la MarinaLa Paz - bateau du club de plongée

La carte ci-dessous permet de mieux comprendre la répartition des sites : il faut environ 1 heure de navigation pour atteindre la pointe sud de l’île.

 

Sites de plongée à La Paz

L’accès aux spots d’otaries (Los Islotes) et de requin-marteaux (El Bajo) situés au nord de l’ile, dépend de la force du vent et de l’état de la mer.
Nous sommes en novembre, l’eau est à 28°C et les eaux sont encore claires.

L’épave du Salvatierra et récif « Swannee Rock » dans des eaux translucides

Ce ferry de 90 m de long, reconverti en cargo a coulé en 1975 au large de l’ile par 18 mètres de fond. Il offre un abri pour une multitude de bancs de poissons et des mérous tropicaux.

Après un déjeuner pris sur le bateau, plongée sur le récif de corail de Swannee Rock (responsable du naufrage du Salvatierra !), j’ai la surprise de croiser un oiseau nageant sous l’eau (un cormoran) à la poursuite d’un banc de poissons. Pendant ce temps, un poisson-pierre fait sa sieste à l’abri d’un rocher.

récif de corail de Swanne Rock
récif de corail de Swanne Rock

Plongée avec les otaries de Los Islotes, un pur régal

Après 1h30 de navigation, nous arrivons au niveau des rochers qui abritent une colonie d’otaries à fourrure. A cette époque de l’année, les femelles sont entourées de leurs petits, les mâles sont quasiment absents ce qui permet de pouvoir les approcher de près.

La consigne du guide est simple : « ne rien laisser dépasser », « rentrer ses doigts » ! Lors des deux plongées de plus d’une heure dans 10 mètres d’eau, le spectacle de ces animaux qui jouent avec tout ce qu’ils trouvent à leur portée est fascinant.

Une étoile de mer, un caillou, la palme d’un plongeur, le mousqueton brillant de mon appareil photo : tout est mordillé avec des séries de pirouettes à pleine vitesse, elles sont très difficiles à photographier !

Plongée sur l’épave mexicaine du C59 Francisco Marquez : pas de chance, les eaux sont chargées.

Le vent s’est levé, la mer aussi, du coup les plongées se font près de l’île Espititu Santo, à l’abri des vagues. Mais malheureusement la clarté n’est plus au rendez-vous.

Epave mexicaine du C59 Francisco Marquez
Epave mexicaine du C59 Francisco Marquez

L’épave du petit cargo mexicain est difficile à appréhender dans son ensemble, tant pis, on va visiter l’intérieur de la coque.

Après le déjeuner, l’épave chinoise prévue ne m’emballe pas, je choisis de plonger sur un récif corallien peu plongé, où grouillent les bancs de poissons. Je suis surprise d’y découvrir une araignée nez pointue, comme aux Antilles et un petit gobie caché dans son nid.

araignée nez pointu
araignée nez pointu

Plongées sur le site mythique d’El Bajo, à la recherche du requin-marteau

Encore pas mal de navigation pour atteindre ce sec qui remonte des profondeurs à seulement 15 mètres de la surface en pleine mer. C’est LA plongée profonde locale, on ne doit pas dépasser 30 mètres de profondeur.
Aujourd’hui pas de vent, la mer est plate, après 20 minutes de balade sur des rochers noirs basaltiques on migre vers le large en pleine eau pour attendre l’hôte de ces eaux.

Je ne verrai qu’un seul requin marteau, qui, curieux de voir un plongeur, s’est approché et a disparu comme l’éclair ! Pas moyen de le photographier les palanquées à quelques dizaines de mètres de moi, ont vu le banc entier, pas de chance !

Requin marteau

Plongées sur le site de Tintoretta et de Whale Islands : un magnifique banc de barracudas

Cette fois-ci les eaux sont redevenues claires, à peine arrivée au fond, un banc de plusieurs centaines de barracudas tourne au-dessus de ma tête, le spectacle est exceptionnel !

Pour la seconde et dernière plongée du séjour, quelques rencontres sympathiques avec des poissons porc-épic (très courants dans ces eaux), une énorme étoile de mer très colorée et encore un poisson pierre photographié de très près qui n’a pas bougé une seule nageoire à mon approche.

Plongée avec les requins baleine

De retour au port de La Paz, vite on saute dans une barque locale pour 20 minutes de navigation de l’autre côté de la lagune, pour nager en PMT avec les requins-baleines qui se nourrissent de plancton dans ces eaux riches, donc pas claires !

Il y a des requins baleine partout, de la taille d’un minibus, ils écument la surface de l’eau, bouche grande ouverte et aspirent ces crevettes microscopiques.

Nager avec eux revient à être un champion de la natation, la nageoire caudale bougeant à peine, ils avancent à une vitesse où même avec des palmes, on ne tient pas la distance bien longtemps !

J’ai le sentiment d’avoir encore quelques plongées à faire, le Parc National regorge de spots magnifiques, de quoi motiver un prochain voyage. J’espère que cette première étape de mon récit vous aura donné quelques idées pour vos prochains voyages plongée.

A présent il est temps de partir dans le désert pour une semaine dans les sables de la Basse Californie du Sud

À propos de l'auteur :

Brevetée d'état en plongée subaquatique mes missions passionnantes consistent à gérer l'école de plongée de l'UCPA et de rendre la plongée accessible au plus grand nombre. N'hésitez pas à me poser vos questions et à me proposer des sujets ! A bientôt !  Voir l'auteur >

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